On the road again, après avoir roulé nos 256 miles (412 km) pour arriver à Fredericksburg, c'est une nouvelle étape de 300 miles (483 kms) pour arriver à Midland toujours dans le Texas, et ce à partir d'une heure de l'après-midi.

De longues longues bien rectilignes, bordées de chênes, c'est la 290.

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ou alors de larges autoroutes (I 10) bordées de leurs routes adjacentes (Frontage roads)

Rien à voir, tout est bien plat, ces belles routes rectilignes - ben oui,il n'y a que ça par là - bordée de pompes à pétrole. A partir de l'I 10, 3 possibilités pour rejoindre notre destination, j'ai choisi la 137, passant par Big Lake au joli nom, mais là encore, aucune ville.

En arrivant à Midland, premier fiasco du GPS... (rappelez-vous qui est le GPS !), une ville sans âme, mais pas sans trains

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Après avoir finalement trouvé le motel, et profité d'une belle chambre au rez-de-chaussée à la Quinta, dégusté nos restes, avec une bonne bière, nous voilà à la rechercher d'un Cracker Barrel - family restaurant - c'est-à-dire sans alcool -, et dont le concept est sympa : resto + shop, pour déguster un petit dessert. Pour cela, on a dû faire deux fois le tour de la ville pour, enfin, le trouver et puis  quelle horreur ! plus jamais ! J'avais demandé une salade de fruits : j'ai dû avoir 2 fruits (ananas et melon) et 4 ou 5 morceaux. Maintenant que nous avons pris le pli d'avoir de la nourriture saine, ceci nous a montré et remontré l'horreur de la nourriture des fast-foods et de leurs cartes gigantesques.

Ce ne fut pas la seule déception, nous étions là pour que l'homme s'esbaudisse sur des avions ... et bingo, le musée , la CAF , était fermé depuis le 1er, et nous étions le 8 !

Alors on a quitté cet endroit de malheur, c'était bien ça qu'il aurait fallu éviter et se concentrer sur Austin ou Sant Antonio.

Avant de nous relancer sur nos longues lignes droites, un petit arrêt à Odessa, un peu plus sympathique, et dotée d'un Sheplers - incontournable pour ceux qui veulent s'habiller western et bon marché - made in China. Un petit arrêt s'imposait ne fût-ce que parce qu'on avait un peu de temps devant nous.

Et nous voilà repartis pour 272 miles de désert et de béni-oui-oui, via la Hwy 385.

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J'avais repéré la ville de Séminole pour faire un arrêt le midi

 

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et voilà ce que nous avons trouvé au milieu de la ville,  au milieu du désert qui n'a de sympathique que le nom. Sans doute un arrêt aurait permis de faire des rencontres intéressantes, mais nous décidons de continuer.

et voici ce que mes recherches avaient donné avant le départ

https://www.google.com/maps/place/Seminole,+Texas+79360/@32.7342646,-102.7713593,8962m

/data=!3m1!1e3!4m2!3m1!1s0x86fc666bb4ef071b:0xeb8a72c9df6c5672

La terre du côté de Séminole vue du ciel !

et vu de la route

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On distingue l'arrondi de l'arrosoir (gigantesque). La première fois que j'avais vu ces formes arrondis vu d'avion, je m'étais posée la question, que j'avais posée immédiatement à l'hôtesse de l'air qui n'en savait rien (et n'en avait d'ailleurs rien à cirer), mais depuis j'ai compris qu'il s'agissait des arrosages en rond sur de très grandes surfaces et si possible là où il n'y a pas trop d'eau !

ET

Nous voilà en terre presque connue

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et nos estomacs n'en peuvent plus : il est temps de faire un break. Notre premier restaurant mexicain à Hobbs. Un family restaurant, où l'accueil est charmant, et où la serveuse nous demande d'où l'on vient, ce qu'on n'a jamais eu au Texas !

Il y a aussi du pétrole dans cette partie du Nouveau-Mexique, et là on sent que Hobbs a pris son statut de ville frontière : elle est importante et imposante. Elle a vécu et vit encore. Sur ces routes désertiques, penser à faire le plein d'essence à temps est primordial et ce n'est pas parce qu'on est en plein milieu de la source principale d'approvisionnement que le prix sera moins élevé. Il faut profiter des villes où, parfois, la concurrence peut jouer.

Ce monsieur bien équipé est un récupérateur en ??? sans doute canettes ou bouteilles consignées, à Hobbs.

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Et puis nous revoilà sur nos autoroutes sans fin, et vous constaterez que la vitesse est élevée, parfois, même jusqu'à 80 mph (mile per hour), car il se s'agit pas de lambiner dans le désert.

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Dans le lointain, sur la ligne d'horizon, des pompes à pétrole continuent leurs incessantes et lentes salutations.

Le Texas est bien sillonné également de lignes de chemin de fer, ce qui réjouit un peu l'homme, même si ceux-là sont trop gros pour lui.

TRAIN bnsf avant Roswell

TRAIN en manoeuvre avant Roswell

Une belle rame en manoeuvre, qu'on est rester filmer malgré la chaleur !

TRAIN chargement avant Roswell

Un chargement diversifié, dont du bois dont le continent américain semble être un grand consommateur, ne fût-ce que pour ses constructions d'immeubles !

TRAIN accident avant Roswell

Le mécano n'a pas dû lire l'avertissement en haut à droite : "Don't pass" ce qui veut dire : "Ne pas doubler"   mdr ou lol

Et nous voilà enfin à Roswell en fin d'après-midi. j'ai même le temps de piquer une tête dans la piscine. Comme il y a un an que je n'ai pas eu ce plaisir, et que je pouvais profiter de cette grande piscine pour moi toute seule, en nageant en arrière, je me suis assommée et ai failli rester définivement à Roswell. J'en ris encore après coup, comme quoi, il faut que je m'entraîne sérieusement.

Côté resto, nous nous sommes rabattus sur celui qui était de l'autre côté de la route qu'on a traversé à pied (si si) : Farley, un truc pour les djeunes, car le collège était à côté. De quoi voir ce qui se mange dans ce cas : je me suis jetée sur des petites côtes, accompagnements : inconnu au bataillon, et pour l'homme, un Daddy's hamburger !

Roswell Farley

Il faut savoir que dans beaucoup de restaurants, les écrans sont omniprésents et ne diffusent pas forcément le même programme, ce qui donne une belle cacophonie et n'est guère propice à l'appréciation d'un repas mais permet de bien rentrer dans l'esprit américain.  Sont épargnés les restaurants gastronomiques (ça existe)

Je laisse aux spécialistes le soin de se rappeler quel match de soccer est joué en ce 8 septembre !

 Nous quittons la ville qui réserve son lot de surprises :

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 un collège style anglais

et quelques E.T. pour nous dire au revoir ...

Roswell E T

C'est à Roswell que j'ai trouvé une documentation sur les Dunes de sable blanc d'Alamogordo au Nouveau-Mexique, qui ne sont pas très loin de là. Et à voir la pub (voir le lien), je comprends pourquoi un couple de français y a laissé sa vie. On a l'impression qu'on peut y courir et s'éclater comme on veut. Mais en été, là-bas, il y fait au moins 30° degrés, dans la journée. Pour info, ce petit mémo. A faire en hiver.

Ce joli gros plan sur le genou de l'homme n'est pas pour vous faire admirer son bronzage, mais, regardez plutôt le compteur, nous sommes à 90 mi au lieu de 70 mi, c à d...

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juste le temps de la photo, bien sûr ! et qui va croire ça ?

Premier stop après Roswell, 96 miles (155 kms) plus loin, sans villes, ni villages entre les deux, Vaughn un lieu qui a eu son heure de gloire.

Vaughn gare

La gare vient d'être abandonnée, c'est pas malheureux, une si jolie gare !

Par contre, on travaillait ferme sur les voies.

Les stations services sont les seuls moyens de se réapprovisionner et d'aller enfin se soulager. Malgré la foule (relative) qui était dans le shop, le gérant tenait à nous parler à tout prix, besoin d'ailleurs sans doute. Dommage que nous étions pris par le temps, car la conversation était intéressante.

Encore le désert, un peu au sud de l'I40,

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qui est sur le parcours de la Route 66. Voilà on y arrive enfin.

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Cline's Corner

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la hwy 40 et ses frontages roads dont l'une doit être la 66, au fond Sandia Peaks. Cette partie de la 66 n'a été faite qu'à partir de 1937, lorsqu'on a enfin trouvé comment passer à travers la chaîne de montagnes, derrière laquelle se cache Albuquerque. A l'origine, la 66 passait après Santa Rosa, par Las Vegas et Santa Fe, plus au nord, pour repiquer après sur Santa Fe que nous n'irons pas visiter cette fois, l'ayant déjà fait 2 fois dans les années 1990.

Nous allons partir sur le trajet de la 66, à Tijeras

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Des audacieux la font en vélo aussi

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Maintenant, depuis ce point, les bâtiments mythiques (on doit être à 5 miles du centre ville)

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Route 66 Albuquerque 1

Le dinner 66 est arrivé à point

Route 66 Albuquerque dinner outside

Route 66 Albuquerque dinner inside

Sur la route des toilettes, Elvis et ses menus adipeux ; dans les toilettes des femmes, de grands posters d'Elvis (ah se soulager sous ses yeux !,lol) et pour les hommes ce sera Marylin Monroe (même commentaire)

Route 66 Albuquerque dinner Elvis

Et lorsqu'on est dans ce genre d'endroit, hamburger obligé, et coca pour l'homme, eau pour moi qui n'avale jamais de coca, même et surtout aux Etats-Unis, ceux qui me connaissent savent que je suis pour des boissons naturelles !!!

Route 66 Albuquerque downtown

On est au centre d'Albuquerque où le cinéma Kimo

est toujours opérationnel. Le bâtiment blanc n'est pas sur la route 66 mais sur la route d'Old Town

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Un rond-point, vous allez me prendre pour une dingue, photographier un rond-point ! mais c'est pour signaler le fait inhabituel qu'aux Etats-Unis, il n'existe pas de rond-point. Je crois qu'au Nouveau-Mexique on n'hésite pas à être innovant !

Et nous avons retrouvé la vieille ville, pratiquement du premier coup...

Albuquerque old town green

Il y a tout pour satisfaire les touristes, et les gens sont accueillants. Mais en 23 ans, beaucoup de fabricants de bijoux ont disparu - d'autant plus que nous étions un peu hors saison. J'ai retrouvé avec plaisir la boutique où j'avais acheté quelques souvenirs en 1992, ce que j'ai expliqué à la vendeuse en payant mes achats. En riant, elle m'a suggéré de ne plus attendre 23 ans pour revenir.

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Arrêt obligé au Treasure House book  pour trouver un dernier Tony Hillerman,(dont je recommande chaudement la lecture pour la compréhension des navajos et hopis) et s'apercevoir avec plaisir que sa fille prend la relève pour la suite des aventures de Leaphorn. Là, pour la 2ème fois, nous avons dû utiliser notre code bancaire pour payer - car les States ont dû se mettre à la carte à puce début octobre, grande nouveauté ! d'où grandes discussions avec le gérant.

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Le turquoise me fait toujours rêver,

Albuquerque old town church

ainsi que l'adobe.

En fin d'après-midi, nous arrivons chez nos amis, parfaitement guidés par notre "GPS". C'est là qu'on s'est aperçu qu'on n'avait pas le numéro de la maison. Faisant appel à toute sa mémoire, l'homme donne un chiffre, bingo, ce numéro n'existait pas dans la rue. Nous souvenant que parfois, il y avait une interruption dans la numérotation, on a refait tout le bloc, avat de se décider à demander à une dame si ce numéro existait. Que nenni, la numérotation de cette rue n'allait que de là à là. N'écoutant que notre courage, on a sonné à une porte qui pouvait être le bon numéro : un hispanique nous a ouvert et ne comprenait pas un mot d'anglais. Que faire alors ? car en plus, on n'avait pas de téléphone !!! c'est alors qu'on a entendu une voix et vu notre amie Sonia qui courrait désespérement après nous, car vu l'heure, heureusement, elle guettait.

On était arrivé à temps pour pouvoir admirer le jardin du voisin,

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ainsi que le coucher de soleil sur le Sandia Peak.

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sur lequel je vais vous laisser, avant de reprendre mon souffle pour la suite de nos aventures qui devraient vous plaire aussi, enfin je l'espère.

La prochaine série sera dédiée au Nouveau-Mexique et ses beautés.

Bonne lecture