31 décembre 2008
Route "Roots of Music" - part one !
Un peu de temps est souvent nécessaire pour la conception d'une idée de voyages...
Bien sûr, dans le désordre, il y avait les Etats-Unis
, un festival de trains vapeur
,
Elvis, un festival de musique
, de la musique et encore de la musique et surtout le pays cajun et pourquoi ne pas y mêler des rencontres plus laineuses...
Roots of Music : sur les traces des racines de la musique qui a rythmé le cours de notre vie : du rock au blues, de la country au bluegrass, du jazz au zydeco... peu de musique classique dans notre choix.
Un peu de temps est aussi nécessaire pour préparer un voyage, pour parcourir ces "miles", et pour revenir dans la réalité et le reportage qui peut en découler...
Voici une idée du territoire à parcourir : les Etats du Sud profond, la côte Est, mais sans l'Atlantique, et le Sud.
Nous avons donc sillonné 11 états en 21 jours et 4.173 miles soit 6.260 kilomètres.
Pour arriver, là, moyen indispensable pour gens pressés - et qui ferment les yeux pour une fois sur l'écologie - l'avion. Bruxelles Atlanta (Georgie - USA)
Démarrage un peu compliqué du sac Brea de Berroco avec des mini aiguilles circulaires fabrication maison, mais les aiguilles ont bien été acceptées au contrôle. ouf !

A peine descendus de l'avion, re-fouille à la sortie - cela devient du délire - et le Ricard de monsieur nous a compliqué la tâche. Je vous passe la tête de l'Officier à l'immigration quand je lui ai annoncé que nous allions à Cass, West Virginia... Mais diable, qu'est-ce que des touristes peuvent faire dans ce coin tellement perdu que lui-même ne savait pas où c'était.
Prenant possession de notre Chevy, direction le Nord-Est, et sans avoir retenu, nous avions visé de loger à Cherokee ... On se demande parfois pourquoi, alors que tout le long de la route, il y avait des vieilleries à vendre... Un vieux rêve tenace de revenir avec un rocking-chair sous le bras...
Carolina fut le motel qui a retenu notre attention et notre premier pique-nique en chambre après avoir été faire du shopping à Lion-Food - le Delhaize américain. Et là vint le début d'une semaine amusante : malgré la pluie nous étions dans des états secs, et notamment sur la réserve Cherokee. Etats secs veut dire qu'il est assez problématique de se trouver un "liquor store" et de pouvoir déguster une bonne petite bière américaine si peu alcoolisée.
L'homme mange sa première "César Salad", et je n'ai pu résister au Pemmican.
Le lendemain, direction Asheville (North Carolina) où j'avais repéré : Earth Guild. Le temps était compté, mais avant nous avions fait un petit détour dans un magasin de trains dans la même ville.
J'ai donc ramené quelques livres et quelques pelotes que vous pouvez admirer sur le post du 7 juin 2008
De Cherokeee à Asheville, nous musardions sur la route en se demandant où l'on pourrait prendre un petit déj' sympa : et nous avons opté pour Clyde et son Sherril Pionner Resto "où la bonne nourriture et les bons amis viennent ensemble". Un choix excellent et amusant : enfin, nous étions bien en Amérique, la profonde.
Asheville se trouve être le trajet de la Blue Ridge Parkway que je comptais bien prendre pour aller encore plus au nord est. Si jolie route (et la plus directe pour nous). Malheureusement, à la sortie d'Ashville le ciel nous est tombé sur la tête, la pluie aussi et après 3/4 h de zigzags qui n'ont rien à envier à ceux des Cévennes et de l'Ardèche réunies, un panneau nous interdisait de continuer pour raison de route fermée vue le mauvais temps. Nous étions au pied du point le plus élevé de l'Est. Qu'à cela ne tienne, pas le temps de réaliser que déjà Guy s'engageait sur la première à droite, après avoir rebroussé chemin (lequel chemin nous ramenait sur Asheville). Et bingo : c'était une impasse donnant sur un parking pour que les touristes puissent visiter la montagne.
Re-demitour pendant lequel je pus trouver un raccourci pour courtcircuiter Asheville et ce qui nous a permis de découvrir que parfois certains ont de l'humour.
Beaucoup d'heures de conduite et peu de kilomètres nous ont conduit dans une petite ville universitaire, Boone, où un excellent repas servi par un étudiant journaliste - qui est resté taillé le bout de gras - nous a fait oublié cette journée si bien commencée ...mais avec un itinéraire plutôt fantaisiste qui nous a mené prendre de l'essence à Cranberry où le pompiste râlait sur le fait que la Californie venait d'accepter le mariage entre homos ! et où je croyais franchement être perdue !
Et encore une salade !A votre santé !
Je pensais quand même sérieusement que nous n'arriverions jamais à temps pour le festival de trains vapeur du week-end...
Après quelques raccourcis à la "Ma Dalton" (qui ne cèderait pour rien au monde sa place au profit de ces appareils modernes qui vous enmènent là où ils veulent !), après avoir traversé rapidement la Virginie et Wytheville
- bien connue pour avoir été un point important de la Guerre de Sécession (qui a cessé ça c'est sûr),
après avoir tourné en rond dans Bluefield à la recherche de l'essence la moins chère du coin qu'on n'a jamais trouvé,
euh vue sur mes toutes nouvelles baskets achetées à Asheville pour aller crapahuter derrière le train - fermons la parenthèse - quelques 360 miles plus loin,
nous arrivons enfin à Cass (West Virginia)- au pied des Appalaches dans le county de Pocahontas -
ça fait déjà rêver..
Le lendemain matin, avant le départ, une petite visite au "shop" de la Gare me fit découvir quelques objets intéressants.
En vrac, un résumé de 2 jours de trains au milieu de nulle part, 12 heures sous un soleil et un temps frisquet, et le lendemain, sous la pluie et le froid. J'en suis ressortie avec le nez rouge - et pourtant , c'était abstinence.
Ok, je vous colle encore de la bouffe, mais c'est pour bien montrer que quelque chose est occupé à changer là-bas...
les dzamateurs
les vedettes
le lunch packet
encore la nature : une zone protégée en fait ...
Par wagon, 3 volontaires pour surveiller, aider, j'ai adoré les nôtres, sympas, gentils, mignons..
la nature : on ne s'en lasse pas
un passage émouvant (pour moi et quelques autres)
des photo-graves
et encore au milieu de nulle part
Le lendemain, on reprend les mêmes ou presque et on recommence avec la pluie en invitée
qui aura eu raison des plus tenaces et le show s'arrêta plus tôt que prévu.
J'ai eu le temps de regarder où je mettais les pieds
Ne s'avouant pas vaincus, certains - dont 2 japonais et 2 belges (les seuls non américains en fait) se sont retrouvés à Durbin pour ça
...Durbin, jolie petite ville qui a connu des jours meilleurs... un peu de nostalgie et un splendide shop
avec des dames très accueillantes et causantes.
J'aurais bien acheté le tabouret, mais il n'était pas à vendre.
et au milieu des ruines, un tout nouveau édifice !
et le traditionnel.
Un geai
et des chats !
Après ces 2 jours bien remplis, nous sommes retournés mangés un petit bout - et là, ce fut la bonne cuisine américaine, de celle qui nous fait de bons gros bébés joufflus !
Pourtant le menu était attractif pour les ferrovipathes que nous sommes.
Alors nous avons réintégrés notre motel, un de ceux qu'on aime, isolé de la route, avec pour (presque) uniquement chant : celui des oiseaux.
Je ne l'avais pas repéré, mais nous étions aussi sur les traces de Jean-Jacques Audubon ... mais ça, c'est une autre (passionnante) histoire...
A bientôt pour la suite des zaventures zaméricaines de Ma Dalton
qui continue à tricoter - non mais !
un petit coup d'oeil sur Basalt Tank de Norah Gaughan :
premier hexagone auquel viennent se rajouter 6 autres
A plat En forme
Prise en flagrant délit ...
lors d'une expo pas plus tard que le w e passé !
Après ces péripéties presque musicales, sifflets de train de
(en plus cette machine était vraiment là) chants d'oiseaux, notre "on the road again" va nous mener au coeur de la musique américaine, mais ce sera pour un prochain chat pitre...
Mise en page, le 27 juin 2008
Route "Roots of Music" - part two ! Yarn & music !
Juste quelques miles de plus... entre laine et musique .... et il faudra que j'apprenne à mettre quelques vidéos sur le blog d'ici le prochain post...
En attendant :
Nous quittons donc pour un temps l'Est profond, les Allegheny mountains, et je me posais la question suivante en nous dirigeant vers l'autoroute : "Mais de quoi donc peuvent vivre les gens ici ?" quand sous mes yeux étonnés, dans le lointain, une grande infrastructure au milieu de la plaine déserte. "Ah bon, ils ont quand même une usine, mais de quoi? !"... Tourner sa langue sept fois dans sa bouche, m'a-t-on appris.... c'était une prison... voilà donc les gens bien occupés !!!
Elkins est la ville la plus proche avec un magnifique "courthouse".".. et nous nous dirigeons vers Charleston, non point pour danser...
quand le réservoir se mit à crier famine...En fait je crie souvent à sa place...
et nous nous arrêtons à Bucchanon où un Antique Mall nous tendait les bras...
d'autant plus que le propriétaire des lieux me semblait super sympa :
Nous ne sommes pas sortis de l'endroit sans l'avoir trouvé, c'est un chat choyé ! Bien sûr, j'en ai profité pour acheter un Lp et un 45 trs d'Elvis - je sais c'est démodé - mais que voulez-vous... en plus, cela devait l'ambiance du coin, j'ai choisi celui-ci... "His hand in mine"... et "America the beautiful"...
Nous quittons donc cette charmante petite bourgade qui a dû - elle aussi - connaître des jours meilleurs et dont l'architecture n'est pas inintéressante : 
et dont les habitants ont un certain sens de l'humour 
Nous allions faire notre plus longue étape, nous le savions pas encore, car nous décidions au fur et à mesure, le but étant de rencontrer une tricoteuse le lendemain matin. Alors vive les autoroutes, et là, nous décidons de prendre plein sud dès notre arrivée dans le Kentucky, la route 23 qui nous conduirait au Parc National Daniel Boone. Quelle bonne idée, sauf, qu'au départ elle longe un complexe pétro-chimique et que nous n'arrivions pas à trouver un endroit sympa pour notre premier pique-nique : 
et la route 23 s'est révélée miraculeuse - en plus - je conduisais - c'est la Highway de la Country Music.... et en hommage à ceux et celles qui l'ont fait découvrir, on trouve des panneaux style Dwight Yoakam Hwy, Loretta Lynn etc..
De longues routes bien verdoyantes
(avec parfois de convois exceptionnels)
qui nous mènent tout droit à travers un parc national 
où nous pensions avoir changé de pays :

mais nous avons choisi Somerset pour loger, Glasgow étant un peu trop loin (lol et sic)
Le lendemain matin, la journée s'annonçait vraiment radieuse, et pour cause de recherche de pétrole, nous sortons dans un petit village du nom de Glasgow... c'était le dernier jour du vote décisif entre Obama et Clinton... nous en avons profité pour aller tailler le bout de gras...
et bien sûr visiter un "antique mall" 
Mais l'heure du rendez-vous approchait, nous avions déjà échangé des sms de tôt matin (un ami m'avait prêté son tél. portable américain) et nous arrivons, après avoir juste raté une seule route, chez .... Peggy ...
Peggy de Knitting & Spinning avec laquelle j'avais fait le Kal "Guenievre stole" et celui de "Mother Earth" (que je dois finir d'ailleurs). Elle a bien volontiers accepté de nous accueillir et de me servir de guide pour la région. Nous avons donc passé un après-midi super, rencontré son fils Jordan , sa fille Sara et David son mari.
Elle nous a enmené (l'homme n'a pas eu trop le choix) chez Enchanted yarn and fiber qui venait d'ouvrir deux jours avant... Donc, nouveaux achats... ce fut un vrai plaisir de rencontrer RoLynn & Ashley,
qui habite un petit coin extraordinaire, et qui impulse un souffle nouveau à la vie. Elles ont en charge 5 enfants dont elles font l'éducation, et Guy s'est chargé de leur apprendre quelques mots de français dont "au revoir" - ce qui n'est pas évident à prononcer pour des américains... là ils sont en pleine discussion pour connaître le nom de l'oiseau
symbole de l'état de West Virginie... et nous sommes revenus par le bureau du mari de Peggy (qui est pasteur) et voulait pratiquer son français avec nous... Nous avons eu des échanges très intéressants.
Merci Peggy pour cette magnique rencontre.
Peggy, tanks again for this beautiful day... hope David can read this french part...
Et l'heure de la séparation arriva (trop) rapidement, nous devions passer la nuit à Nashville... où nous avons dégoté sans trop de difficultés (grâce au Routard) un motel tenu par un indien, et là, en nous voyant repartir - on voulait avoir le choix - a d'office baisser ses prix. Nous étions au bord de l'autoroute qui mène au centre de Nashville (ou presque quand on ne se trompe pas) ... et le motel était très calme... bon d'accord, on n'est jamais rentré très tôt pour cause de musique... ça y est, on est en fin au coeur de l'action...
Nous trouvons un parking en plein coeur de la ville (évidemment 10 $ pour toute la nuit - mais nous n'allions pas en profiter vraiment)
Toujours le Guide du Routard à la main, nous allons manger à la Old Spaghetti factory - avec un tram au milieu de la salle - fallait pas rater - et en plus c'était bon.
et nous avons tourné où nous guidait la musique :
ce devait le soir des femmes : sorry pour la qualité de la 2ème (mais je deviens vraiment miro la nuit)
et bien sûr je me suis précipitée dans les bras d'Elvis
On n'est pas sérieux quand on a 17 ans (voir quelques décades de + en l'occurence),(pour paraphraser A. Rimbaud.
Le lendemain matin nous trouve tôt à pied d'oeuvre, shopping, visitor center avec connection internet (chouette) je vous le conseille, surtout en période cool comme lorsque nous y étions.
La voiture a trouvé une place (gratos, comme pour tout le reste de notre séjour là) juste devant l'effigie d'Elvis et le proprio de la boutique de gauche est un gars super génial, qui prend le temps de discuter... et j'adore son plan de travail : une planche à repasser... (ainsi il peut tout surveiller : eh oui, hélas, il y a de la fauche)...
Chez lui, j'ai pu compléter ma collection de magnets...
la partie de droite donc, et on voit bien ainsi ce qu'il nous reste à visiter (le couloir des tornades entre autres...)
J'aime beaucoup cette photo de l'homme au Country Hall of Fame de Nashville
Côté extérieur
Quelques étoiles
Les bistrots vus de l'extérieur :
on voit clairement l'emprise des nouveaux buildings
Les bistrots vus de l'intérieur :
Sans oublier le fameux Hard Rock Café
les animations de la rue
des restos très bons, dont le Demo's et le Sambucco
une lasagne Végé et un hamburger avec des frites super bonnes...
(un peu cher, mais tout près de la fameuse Station Inn où l'où joue du Blue grass tous les soirs, sauf le soir de notre passage... gr gr)
L'homme a aussi ses fantasmes
Dolly Parton !
et comme dans les contes de fées tout se termine toujours bien par un beau feu d'artifices


Côté tricot : je vous annonce la fin de Basalt Tank...
et bientôt des photos surprenantes...

Mise en page le 4 juillet 2008
Route "Roots of Music" - part 3 !
Tellement de choses à raconter, et j'en oublie - parfois volontairement...
mais là... oublier le petit cadeau de Peggy... ça se fait pas ...
As you can see on her blog
this beautiful socks are now on my feet
et je lui avais tricoté un petit clin d'oeil européen
and I 've knitting for her a special european sort of joke...
Le 22 mai 2008, nous quittons à regret Nashville - une ville où la musique est présente à chaque coin de rue...Nous partons direction EST et nous faisons un break à Knoxville, après avoir visité notre premier Outlet à Crossville, évité de justesse un gros bouchon à Knoxville - l'autoroute était carrément coupé pour cause de travaux. Cela nous a permis de prendre une parallèle sympa à partir de Kingston et d'arriver par la face huppée de Knoxville - le long de la French Broad... (celle qui passe aussi à Ashville) pour aller se perdre dans un petit hôtel où le gérant nous accueillit fraîchement parce qu'on demandait une réduc' (normal pour les seniors, lol) et qu'il s'est lancé dans un tas d'explications pour nous faire comprendre qu'avec les taxes, etc... et qu'il nous donnait sa chambre la plus fraîchement refaite. yeap ! très calme, mais avec encore du plâtre sur le tapis... la chambre la plus dégu... de tout le séjour... Pauvre Amérique... Rien ne nous obligeait à accepter, mais il était tard, très tard, et les autres hôtels étaient plutôt derrière nous que devant... Mais c'est ainsi qu'on découvre tous les rouages de cette Amérique qui en fait rêver encore plus d'un...
Le lendemain, nouvel hôtel de la même chaîne, mais située idéalement, fraîchement refait aussi, mais tellement nickel, et en plus moins cher...
Vue de la route en contrebas
Ces motels récemment rénovés sont pour la plupart tenus (et très bien) par des Indiens - d'Inde...
Le deuxième but de notre voyage était un festival de musique bluegrass qui se tenait là.
Mais pourquoi le choix de ce festival au milieu de nulle part en Virginie (près de la frontière avec le Tennessee) ?
Remember : Oh Brother, where art Thou ?
un film avec le beau Georges Cloney ...
Ralph Stanley est l'un des compositeurs des chansons du film et ilorganise ce festival depuis 37 ans ! et a désormais un titre honorifique et une rue à son nom pour se rendre au festival, pas moyen de se tromper.
Gilian Wesh et son mari David Rawlings - (qui, elle aussi, chantait dans O'Brother) étaient présents le lendemain. David joue de cette étrange guitare appelée Epiphone dans il tire d'extraordinaires sonorités...
Donc un festival à ne pas manquer pour les inconditionnels du bluegrass... et nous sommes toujours sous le charme.
L'invitée principale : la musique. pas de baffles pour se démolir les oreilles, alcool interdit sur le site ... Tout le monde est ouvert à tout le monde... les musiciens sont abordables et ne se prennent pas la tête, alors que la qualité musicale a été largement supérieure à ce que j'ai pu voir et entendre à certains concerts avec des vedettes dites renommées.
Bref je ne taris pas d'éloge et je vous confie à faire un petit bout de chemin avec moi
En route pour Hill of home Bluegrass festival, le 38ème du nom
au passage :
J'adore cette expression, mais non, ce n'est pas une autoroute à adopter... juste vous pouvez aider à aménager ou réaménager une partie de la chaussée...
Mais comment sont-ils arrivés jusque là, avec tous ces tournants et dévers ? 
Ambiance cool, où tout le monde amène son strapontin. Comment on fait quand on arrive via les airs - pas grave, tout le monde partage... enfin, vu nos têtes d'estrangers, on n'a eu aucun problème...
Pour trouver un siège bien placé...
En bonne groupie, j'ai mon autographe et un petit bout de conversation avec Ralph Stanley,
avec Gillian Welsch - adorable qui me dit avoir des racines belges (l'un des amis de mon fils porte ce nom) et David Rawlings
Quelques images de ce festival ...
Sur le parking :
Quelques personnalités locales ou non :
Toute ressemblance avec une personne connue n'est que le pur fruit du hasard (non mais, c'est qu'elle commandait en plus le flic, pardon, le policier, qui prenait la photo , regardez le doigt : t'appuies là, une fois !)
Et les artistes :
pour le vendredi 23 mai :
le comique (pas trop désopilant, mais super énergique, Lewis
) de
la Lewis Family 
Larry Sparks & the Lonesome Ramblers 
La génération montante, pleine de talent(s):
et Ralph Stanley & the Clinch Mountain Boys 
et un pasteur qui passait par là : (celui de la plaque de voiture plus haut) 
Le samedi 24 mai :
Jeffrey Kennedy & Big Caney Bluegrass 
Paul Williams & Victory Trio 
Melvin Goins & Windy Moutain
détail 
puis vinrent Gillian Welch & David Rawlings 
et Ralph Stanley
Ralph Stanley and the Clinch mountain boys
envoyé par MaDalton51
(merci à Rachel pour son aide précieuse)
Sur la route :
A Bristol, pour notre petit déjeuner, nous avons choisir d'aller à côté de Dalton, chez Mother's resto, normal, non... et on a été dans le jus... la malbouffe sympa...
sur le parking pour les amateurs : 
Le centre historique de Bristol et de la musique country et ce qui en découle
En route pour le festival, j'avais repéré ce vendeur de rocking chairs, on place mal un rocking chair dans ses bagages en avion, dommage, car là j'avais le choix
et aussi :
petite propriété
et voiture insolite 
Nous quittons avec regret (beaucoup) ces racines en nous dirigeant plus au sud du Tennesse,
lorsque nous nous faisons doubler par ceci
, pour en avoir le coeur net, on se laisse doubler, pour constater cela 
Au loin, ce n'est pas la ligne bleue des Vosges qui se profile, mais les Smokey Mountains 
Nous décidons une petite halte bienvenue 
(clik sur la photo, ça doit marcher) ;
de vieilles affiches ou disques d'or ornent traditionnellement les murs
et une petite salade de plus...
avant d'arriver à Chattanooga...
Chattanooga choo choo train qui rythmait souvent nos nuits de fête s'ouvrait à nous devant nos yeux ébahis, car nous ne nous attendions même pas à ça
la gare transformée en resto de luxe,
les rails des quais d'embarquement transformés en jardin, les wagons transformés en chambre d'hôtel...
Un petit tour dans la ville, au bord de la Tennessee river, grâce à ce bus gratuit. Autour d'un aquarium géant, un bassin serpente pour le plus grand bonheur des enfants qui peuvent s'y ébattre. Il faut déjà très chaud fin mai . Et nous sommes revenus nous offrir un magnifique gueuleton dans le 2ème resto de l'ex-gare.
Resto avec "live music", où les serveurs quittent leur tabliers pour pousser la chansonnette.
Et le premier
que j'ai pu entendre chantait "Love me tender" d'Elvis... un signe avant-coureur,
puisque l'étape suivante nous conduit à la ville natale de cet Elvis qui m'a tellement fait frémir quand j'étais plus jeune (quoique encore maintenant je n'y suis pas insensible...)

Et oui, un voyage, ça se prépare, et ça se déguste à petite dose... de mon point de vue.
Le prochain post sera basé sur le tricot, car je suis à fond ce conseil d'Elvis... !!!

Mise en page le 10 août 2008
Route "Roots of Music" - part 4 !
Puisqu'aujourd'hui (hier en fait) les fans d'Elvis Presley se recueillent pour le 31ème anniversaire de sa disparition
et pour que " will the circle be unbroken" (ou version plus country)

Démarrage de deux ouvrages... à suivre...
Après Chattanooga, vint enfin le moment de chanter "sur la route de Memphis" .
Nous passons d'abord par l'Alabama, des routes magnifiques, pas surchargées, la hwy 72 qui nous fait passer par Huntsville. Rien n'était prévu, mais nous étions le jour du "Memorial Day" et beaucoup de musées étaient fermés. Le Visitor Center est à recommander - serviabilité, petite expo intéressante. En face, un resto extra où l'on nous sert un plat succulent, dans un très beau décor, mais les couverts et assiettes étaient en plastique !!!
Nous reprenons la route et traversons le Tennessee à Decatur, arrêt photos obligé pour l'homme puisqu'il y avait un pont ferroviaire, et par chance on entend un diesel qui arrive, vite la caméra, on va faire le shoot de l'année, avec un long train...
Admirez ce long train de 2 wagons !!!
et nous étions garé devant une maison (non tout n'est pas comme à Malibu !!) où j'avais repéré ce chat
J'ai expliqué à la dame que mes chats me manquaient, mais elle n'avait pas l'air accueillante devant ces étrangers qui photographiaient quoi, ses chats !!! et je la comprends...
Nous avancions à un bon rythme sur la route 72, quand je vis les nuages s'accumuler devant nous, et mon trouillomètre de se mettre à zéro...!!! L'homme se moquait gentiment de moi... Allions-nous avoir une tornade ? Mais non, puisque la tornade est un orage sec... Ouf ! Mais ce déluge nous fit rater l'intersection avec la Natchez Trace qui allait nous amener tout droit à Tupelo (Mississippi). Une route mythique, décidément, pas de chance, après avoir dû faire demi-tour sous le déluge sur la Blueridge Pkwy, allions-nous rater celle-ci ?
Quelques miles plus loin, une autre route nous emmenait plein sud sur la Natchez trace.
Et vint le moment fou pour moi, j'étais là, enfin là, à Tupelo
et je peux assurer que leur hospitalité est proverbiale ! (Click sur la photo...)
Encore un obstacle avant
(pas de passage à niveau bien sûr)
et voici l'endroit que je voulais visiter par-dessus tout (sans l'ombre d'un doute)
Nous arrivons à 16 h 55 et le musée ferme 5 mn plus tard, qu'à cela ne tienne l'une des deux employées nous donnent un guide et je lui assure que nous reviendrons à la première heure le lendemain. Et nous étions les premiers à 9 h... non mais !
Voici la petite maison où est né Elvis,
ce qui permet de mieux comprendre son parcours.
Les maisons (des ouvriers ou non) étaient souvent sur pilotis, pour éviter les inondations, puisque Tupelo est situé près d'un marécage et qu'il pleut souvent fortement dans le Sud.
une fan heureuse
à laquelle les motards, narquois, disaient, attention Elvis a touché le banc !
Il faut savoir que lorsque les parents d'Elvis sont partis à la recherche d'une vie meilleure à Memphis, - comme beaucoup - ils ont vendu tout ce qu'ils avaient et ce qui est à l'intérieur est une reconstitution avec ce qui aurait pu être.
Lorsqu'on entre par le porche (terrasse) on arrive directement dans la chambre des parents,
où il y avait aussi un lit d'enfant, mais aussi la machine à coudre !Un meuble et une radio (importante dans ce cas !) complétait la chambre.
Un mur avec cheminée qui permettait de chauffer les 2 pièces, séparait la chambre de la cuisine
Tout cela se passait avant 1950 !
L'une des employées me raconte le moment magique où elle a vu Elvis sur scène, ne se rappelant plus ce qu'il chantait, juste ce qu'il avait sur lui. Fascination !
Un dernier souvenir
avant d'aller voir les endroits où Elvis est passé dans sa ville natale...
Nous commençons donc par Johnnie 's drive in,
(la voiture de gauche est la nôtre) ce qui tombait bien parce que nous avions justement un creux... Bon, l'endroit est magique, mais oublions la qualité de la restauration... A l'intérieur du bonheur, 

mais l'homme se sent mal de boire du coca avant midi...
Comme mon Yannick de fils voulait que je lui ramène un outil typiquement américain : un Leatherman - qui est à l'Amérique ce que le couteau est à la Suisse - j'avais pensé la veille que le Hardware du coin serait le bon endroit. Entre-temps, je réalise que c'est l'endroit magique où Elvis a acheté sa première guitare.
Nous faisons connaissance d'Howard qui nous dit qu'il n'a pas l'objet de nos désirs, mais qu'il veut bien nous raconter l'histoire de l'achat de la guitare, puisqu'il est le beau-fils du proprio !!! et que la célébrité commence à le titiller ...(1)
1 2 3
Là c'est la place du comptoir où se trouvait la guitare que la maman d'Elvis lui offrait à la place de l'arme qu'il voulait...(2)et le genre de guitare qu'il a dû avoir(3).
Qui l'eût cru ? j'adorais déjà visiter les hardwares,(rien à voir avec les computers !plutôt une sorte de quincaillerie) mais là, my god !!!
Finalement nous nous retrouvons au paradis des chasseurs sous une pluie torrentielle (encore) pour acheter ce Leatherman. Et une petite ristourne m'a été consentie, parce que je suis fan d'Elvis, quand on vous dit qu'ils sont accueillants. C'était ma première visite dans un magasin de chasse et certainement la dernière...
Maintenant, il est vraiment temps de filer sur Memphis, probablement par la route qu'ont empruntée les parents d'Elvis lorsqu'ils ont quitté Tupelo...
A la recherche d'un motel, nous avions opté pour West Memphis, Arkansas (l'état d'un certain Bill Clinton) et traversé le Mississippi.
Jamais nous n'avons autant ramé autour de deux autoroutes, l'un faisant Est/Ouest et l'autre Sud/nord (ou vice versa) ... ce qui faisait une sorte d'X gigantesque et nous devions prendre une sortie sur le tronçon commun. Mais après la galère... même un GPS en aurait perdu son sens de l'orientation...Heureusement, une fois le système compris, nous étions à deux (grands) pas du centre de Memphis...
Que faire à Memphis ?
Je ne voulais à aucun prix visiter Graceland, devenu une sortie de Disney... et le 2ème monument le plus visité des States après la Maison Blanche ! Trop commercial pour moi, tout ça !
Memphis au bord du Mississippi, cité du Blues : Beale street à ne pas manquer. Et à la question de l'homme " Où peut-on écouter de la bonne musique ?" Ce à quoi un gentil monsieur lui a répondu "Là, on vous entendez de la musique que vous aimez vous entrez !" Un conseil sagace que nous avons suivi avec plaisir.
C'était comme ça toute la nuit !
Et à nouveau le Guide du Routard était de bon conseil...
Après un repas intéressant au Rendez-vous (sic)- incontournable et extraordinaire pour l'ambiance , nous en sommes ressortis sous une pluie torrentielle (eh oui, c'est la saison !) nous avons flâné au rythme de la musique... Nous nous sommes retrouvé au Rum boogie Café
ambiance plus enfumée de la petite salle 
d'où je regardais tomber la pluie sur la fausse façade faisant face !
En 3 jours, 3 fois de la pluie torrentielle !! mais c'est si beau la nuit 
et ceci clôturait une journée bien chargée entre la visite de la maison natale le matin et notre vadrouille tard le soir.
Le lendemain matin (elle était souriante ou peut-être un peu moins, lorsque j'appris que Guy avait découvert 2 magasins de trains à Memphis !!!
à la recherche du train perdu, mais ce ne fut pas du temps perdu, car dans l'un des magasins, en parlant de notre visite à Memphis, ce gentil monsieur
nous a annoncé être le beau-fils de Scotty Moore - guitariste d'Elvis ! Ses fils sont musiciens à Tupelo !
Enfin nous démarrons sur les traces d'Elvis, direction le Sun Studio, un grand merci à Sam Philipps
La visite du studio est un grand moment pour les amateurs de musique américaine contemporaine.
Notre gentil (et mignon) guide nous explique et mime Elvis devant le célèbre micro..
Croyez-vous qu'ils vont retenir ma performance ?
attention, je vais prendre mon pied au lieu de celui du micro !!!
Un petit tour par le Visitor Center
Puis nous sommes filés (!) visiter le Musée du Coton
une période de gloire certaine : les cages d'ascenseurs !
Et du coton au Blues il y a qu'un pas que nous franchissons après avoir fait un petit tour en tram
et nous finissons par le Rock'N'Soul Museum
Encore un musée super intéressant pour les amateurs de musique,on ne pouvait pas prendre de photos mais voir ici la présentation.
Si vous aimez le blues, un petit lien sympa ici
Une deuxième (et dernière) nuit, pendant que les bikers faisaient leur apparition
nous décidons d'aller dîner chez "Alfred's" , le temps que tout s'installe. Comme je n'avais pas eu les champignons prévus dans mon plat de pâtes, pour s'excuser, nous avons reçu une "petite" glace avec 2 cuillères !!!
(bon z'avez fini par remarquer que l'homme aime faire le clown !!!)
et que moi j'ai fini par avoir un premier prix d'excellence en mode
(il faisait frisquet et j'avais oublié de prendre des vêtements plus adaptés !) mais on
trace toujours Elvis
La ville est prête pour la fête, comme toutes les nuits...
Nous trouvons toutes sortes de motos : depuis la Ferrari jusqu'à la trottinette électrique de la Police !
Le policier parlait parfaitement le français ! et le pilote de la Ferrari aimait poser !
Après une journée et une soirée bien remplies, nous rentrons récupérer notre voiture,
non pas celle-là!
Le lendemain, avant de quitter Memphis, direction plein sud, le long du Mississippi, nous faisons un tour rapide du côté de Graceland.
A l'arrivée, peu de touristes, il était très tôt, même les magasins venaient juste d'ouvrir. Un garde, très gentil et mignon (encore ! ) demande pourquoi je ne suis pas venue avant pour me recueillir sur la tombe d'Elvis, puisque de 7h30 à 9h, on peut entrer gratuitement - c'est la loi ! on ne peut interdire aux gens de se recueillir sur une tombe.
J'aimais tellement la grille - celle qui protégeait Elvis - (à mon avis !)
Les avions ne décoleront plus jamais
et la moto ne fera plus de folles équipées
et nous quittons Memphis en postant le courrier pour mes enfants ! (preuve que Maman était bien là !)
Laissons là Elvis et tous les rêves que j'ai faits
Direction : le sud, la route 61, celle du Blues, la Louisiane, et le coton.
Mise en page le 17 août 2008 (annif de la mort du King !)
A propos de coton, un petit haut, le +20 (+ 20 ans, + 20 Kilos)
Fini de monter la semaine passée !
Route "Roots of Music" - part 5 !
Faire un post sur les vacances, le jour de la rentrée, basé sur le même voyage, cela ne va pas être coton.... ou cotton... ou encore ici et là.
Il existe tellement de variétés de coton, de quoi faire un "Vagues" pull
ici, on trouve :
Coton Fifty (mauve) de Bergère de France, qui comme son nom l'indique ne comporte que 50 % de coton,
Trévi (n'existe plus)de Bouton d'Or, 24 % de coton, et 57 % de viscose qui comme son nom l'indique (bis repetita) est un tantinet visqueux et a tendance à s'enfuir à la moindre contrariété.
Licorne (n'existe plus) de Phildar (bleu marine) 100 % coton "gaze mercerisé"
Et, de mon stock, un coton très fin reçu il y a bien une bonne quinzaine d'années, probablement du Fil d'Ecosse.
Pour le chamaré, un cadeau d'Angsoka...
Côté cotonnade, achats en 2 voyages, et plusieurs Wallmarkt (j'ai un peu honte...) les rideaux de Ma's Place sont enfin en place. Un patchwork en 5 parties...
Retournons sur la route :
Nous quittons Memphis par la voie royale la Us 61, qui longe le Mississippi, de pas trop près, une terre d'alluvions et je me demande encore pourquoi, on plante de jolies haies le long de cette route, si le Mississippi se fâche et sort de son lit sur 50 kms...
Mais la recherche esthétique est certaine
Puisqu'on nous a certifié que le blues était né à Clarksdale, nous décidons d'y faire un arrêt, et le hasard nous conduit là...
l'ancienne gare et son lot de wagons super rouillés (même pas pris de photos) reconvertie en resto et à côté le club de blues... "the depot" (gare) où l'ambiance est bon enfant et où le tout Clarksdale vient manger (y compris les "cops").
Par contre, si nous y sommes arrivés sans difficultés, il n'en a pas été de même pour en ressortir, pas de panneaux indicateurs et nous avons tourné en rond, l'un étant persuadé d'aller vers le sud et l'autre vers l'est... alors que nous allions vers le nord...
Une gentille dame de couleur nous a remis sur la bonne route.
Guy voulant se rapprocher du Mississippi me fit prendre une route plus proche et là, horreur, un avion face à nous - comme dans la Mort aux trousses d'Hitchcock... Ouf, il atterrit (très) rapidement dans le champ bordant la route pour faire le plein d'un liquide que je refuse de nommer pour aller pulvériser les champs...
Nous avons traversé avec un plaisir non dissimulé Port Gibson (sans nous arrêter, erreur...) une route ombragée avec de vieux arbres qui avaient des bandes "Police" et des affiches pour les protéger ...et une pétition en ligne ;de magnifiques maisons de planteurs...qu'on appelle antebellum.. un régal, là on approchait du sud profond...
Notre destination du soir, sur les conseils (encore) du Guide du Routard (merci Yannick de nous l'avoir offert), Natchez...
J'avais retenu cette destination pour 3 raisons : la consonnance du mot hispanisant, son passé avec les indiens (le départ de la Natchez route) et un certain Mark Twain et ses aventures d'Huckleberry Finn ou de Tom Sawyer
et j'aurais bien aimé passer une nuit dans ce lieu de perdition Under the Hill, mais nous avons opté sagement pour une nuit au dessus de la ville...
Nous sommes arrivés juste à temps pour un magnifique (ne le sont-ils pas tous) coucher de soleil sur le Mississippi...
avant d'aller faire un tour du côté de l'ancienne gare
côté face, reconvertie en restaurant (cela devient une habitude)...
côté pile, ses vieux wagons servent de pièces complémentaires à la gare...
Encore un plan du routard et un lieu de perdition pour les petits cadeaux typés
... the cock of the walk.. (encore une chaîne...)et une entrée inattendue bonne mais bourrative...
Il a fallu nous décramponner, on était si bien là... Si si les assiettes sont comme au bon vieux temps du far-west...
Le soir, à Under the Hill, ce ne sont plus les vieux saloons qui comptent mais plutôt ce rutilant Casino 
Avant de quitter ce hâvre, un petit tour
dans la ville extrêmement quadrillée,
en passant devant l'incontournable Dunleith plantation
J'en suis encore sous le charme...
Avant de quitter le Mississippi et de traverser le fleuve du même nom,
direction Under the Hill
un petit tour au Visitor Center,
Yeah, on pratique le tri sélectif
mais on n'a pas tout compris ou pas voulu comprendre
De l'autre côté du fleuve, Vidalia, en Louisiana
et nous arrivons la Frogmore Plantation
dans un cagnard qui nous fait apprécier l'air conditionné de la voiture.
A l'extérieur, une hirondelle
Après un film fort intéressant, nous visitons les maisons des esclaves (d'un siècle passé)
La maison du contre-maître
le passage au centre permettait de surveiller les ouvriers dans les champs, et de prendre le frais par les chaudes soirées d'été
Les commodités
rentabilisées
la machinerie
et le coton
du début à la fin
un fin fil d'Ecosse pour le SOSTIII
Nous quittons la plantation en début d'après-midi, l'esprit rempli mais le ventre vide et nous décidons de trouver un endroit bucolique.
En direction d'Alexandria, une route à gauche et un endroit ombragé nous attend.
A peine le temps de déchiffrer le panneau, que le propriétaire texan nous tombe sur le dos. Un peu comme dans Dallas ! un beau et jeune (et riche) propriétaire pétrolier qui pensait que nous allions siffler sa production, alors que nous pensions surtout à siffler une bière (hum, it's against the law !!!) Nous étions sur une propriété privée d'une extraction pétrolière !!!
Au vu de de notre plaque, il a d'abord pensé que nous étions aussi texans, mais en entendant notre accent, il a bien compris... et il nous a proposé de nous accompagner chez une amie artiste qui fabriquait des objets "proudly made in the USA". Nous n'avons pu que décliner son offre - car comme d'hab, nous étions plutôt à la bourre (en retard). Nous avions rendez-vous le soir même avec un autre style de musique : le cajun (prononcer cadjun).

et ceci sera bien sûr l'objet d'un autre post... histoire de déguster à fond les vacances.
Mise en page le 2 septembre 2008.
Route "Roots of Music" - part 6 !
La fin de l'année se profile à une vitesse grand "V", et je déguste encore ce voyage aux States...
Hier soir, dans le cadre du 60ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme, nous étions au Parc du Coron à Leuze (B) pour une soirée argentine... repas argentin, spectacle qui m'a permis de retrouver un comédien (jeune) que je connaissais depuis bien longtemps, et débat avec une comédienne argentine qui avait été emprisonnée dans les années 70.
Cela m'a permis de déguster pour la première fois les empenadas si chers à Rachel... et je ne peux qu'approuver...
Mais de l'Argentine à l'Amérique du Nord, nous allons donc faire un grand pas pour nous retrouver au nord de la Louisiane où j'avais laissé ce récit lors d'un mémorable pique-nique.
Après Frogmore Plantation, nous prîmes la route direction Alexandria, dans la paroisse d'Evangeline,(en Louisiane, les comtés - counties - ont gardé leur dénomination française) direction Eunice (paroisse de Saint Landry) où nous avions décidé de passer le week-end, sur le conseil de notre ami Teeboydan... connu comme le loup blanc là-bas.
Réservation faite à l'Acadie Inn, une obligation avec un tel nom, une obligation qui est devenu un vrai plaisir. Un accueil chaleureux - mais en américain - lorsque nous avons ouvert la porte de l'entrée, le jeune fils jouait de l'accordéon - ce qui nous a laissé présagé du meilleur.
Un petit tour à Windixie (sur les conseils du même) pour offrir de la bière belge à Marc Savoy et encore un petit tour chez Walmart... et il était grand temps de filer chez D'I's restaurant and Dance Hall à Basile. En plein milieu des bayous, là où rien ne semblait pouvoir exister, - sauf les crawfishs - un resto live music et la foule des grands jours... Le rendez-vous des cajuns de toutes générations confondues. Il a fallu patienter... mais cela valait la peine, histoire de déguster nos premiers mets cajuns.
Pour le goût, je me suis décidée à ré-essayer la version américaine des huîtres, n'ayant pas du tout été convaincue par les huîtres panées mangées à Seattle il y a une bonne décade.
Ce ne sont pas des huîtres d'océan, elles sont fades à mon goût, et le plat est prévu pour 2. j'ai assumé... mais refusé de les manger avec du ketchup. Nos jeunes voisins qui avaient tenté de nous parler français se faisaient des gorges chaudes sur notre nuit à venir, vu la quantité d'huîtres que j'ingérais...pendant que Guy se délectait (!) avec des écrevisses panées ...
Le groupe - que nous nous sommes permis de ne pas trouver terrible - était de la ville de Carencro, jumelée avec Leuze...
Le lendemain samedi, le programme était chargé - comme vous pouvez le voir ici -
Notre Acadie Inn étant à deux pas du magasin de Marc Savoy, nous nous y sommes précipités tôt le samedi matin, après un substantiel petit déjeuner, à base de "hot boudin" et de graillons. (graisse animale recuite qui se met en petites boules, dans l'animal on mange tout, lol)
Nous avions vu Marc sur scène, avec sa femme et ses 2 fils, en Belgique, lors d'un festival et c'était pur bonheur...
J'espère encore à ce jour qu'il n'a pas laissé traîné le chocolat belge qu'on avait offert à Anne, sa femme partie voir sa petite famille en Virginie (que de chassé-croisé).
C'est une ambiance où il y a plus de musiciens que de public. Nos vieux amis cajuns sont toujours heureux de recevoir des francophones pour pouvoir enfin parler français. Nous allions les croiser et re-croiser tout au long du week-end. Comme je ne suis pas encore très douée pour mettre les Dvd sur mon disque dur puis sur le blog, (et que je n'ai guère le temps en ce moment) je renverrai à des liens musicaux au fur et à mesure.
Matinée chez Marc Savoy : de 9 à presque midi.
Les musiciens arrivent un à un, certains sont déjà là, 
et nous invitent à partager le café fait par Marc, les "hot-boudins" et les graillons (dieu, que cela m'a rappelé mon enfance à Bouaye !)
mais de toutes façons, c'est affiché : 
Nous faisons la connaissance de l'incontournable Coz Fontenot
qui va me gratifier dans la soirée d'un "Comment ça va bien, catin ?" qui m'a laissée sur le flanc ! Mais surtout, j'ai été terriblement impressionnée par sa voix... unique et son destin tragique. A Noël dernier, il s'est retrouvé sur le trottoir avec uniquement un t shirt (et probablement un pantalon), sa maison ayant brûlé entièrement avec son violon, son accordéon et toute sa musique ! Remarquez le changement d'homme au passage -
quelques musiciens, dont Charles Guillory au fond et en bleu, au triangle, à l'accordéon Steve Bing, Matt Frugé (accordéon 1er plan) et Robert Leblanc ; Tina, et un jeune aveugle
l'homme en action ne perd pas une miette, et Freddy,ce charmant américain nous a servi de guide musical avec sérieux.

Marc - très enjoué ce samedi-là, nous a gratifié d'un "toujours, jamais le samedi" à Guy qui lui demandait de se mettre à l'accordéon, ce qu'il fit avec un esprit très bon enfant.

ici Lawtell Fontenot au violon
L'ambiance est bon enfant, et sur l'insistance (en français, mais quel français !) je me suis essayée au "triangle", puisqu'après tout j'étais au fond et si je faisais des couacs cela ne s'entendrait pas, dixit ce monsieur !!! (preuve sur vidéo que vous ne verrez pas, na !!!)
Pouvez-vous imaginer cinq minutes que ces gens jouent pour le plaisir de tous et tout à fait dans une optique non pécuniaire...
d'ailleurs ce texte est révélateur de la personnalité de Marc
et pour le plaisir
si la vidéo n'apparaît pas, alors voir ici et ici
Même si Ann Savoy n'était pas là, je ne peux laisser passer ce post, sans parler de cette femme remarquable, qui a fait un beau travail sur le cajun et sa musique, tout en étant la maman de 4 enfants, tous musiciens. (si je ne trompe).
Plus d'informations sur ces deux-là, que je salue bien bas pour le travail accompli... ici
Puis vint le temps de partir à notre grand dam, nous sillonnons les rues d'Eunice, en plein cagnard (fin mai) à la recherche d'un casse-croûte pour affronter un après-midi cajun.
Là, il faut tenir compte que les magasins sont fermés à 15 h.
Mais que cela tienne, nous insistons et rentrons faire dédicacer un titre à KBon radio, la RADIO cajun par excellence.
les vitrines
l'animateur plein d'entrain
où nous avons demandé de faire passer cette chanson-là.
Puis vint le temps de la culture au
JEAN LAFITTE NATIONAL HISTORICAL PARK AND RESERVE
PRAIRIE ACADIAN CULTURAL CENTER - EUNICE

vous avez dit quilt ?
et le temps d'apprendre à danser le two steps
pendant que les musiciens s'en donnent à coeur joie (!)
et racontent des histoires drôles : comme Georges le violoniste n'avait pas d'argent quand il était petit, il s'était fabriqué son violon... (bon ce doit de l'humour de là-bas !)
et Claudia Wood fait participer l'assistance (ici un couple d'allemand accompagnant chacun son tour une dame au "triangle"
Remarquez notre courageuse absence pour la danse ou la musique !
Nous quittons le centre - où zentreparenthèses - le ranger était absolument charmant.
Encore un peu de temps avant d'aller au spectacle radiophoné, au hasard pour les amateurs un camion de pompiers Mac , un wagon ou un bistrot.
Changement d'Etat, changement de mentalité, ici on ne meurt pas de soif, mais il fait si chaud !
et l'on continue notre visite touristique - à pied -
et notamment
Cajun Music Hall Of
Fame & Museum
qui se trouve être l'ancienne gare.
Vous pourrez visiter le musée en cliquant sur les photos, j'ai ramené pour vous les clichés suivants
et j'ai découvert ce livre avec surprise et plaisir (la boucle est bouclée)
L'heure du spectacle est là et nous rentrons au
The Liberty Center - For The Performing Arts
où nous retrouvons notre gentil Ranger qui présente l'animateur - célèbre professeur - historien de l'histoire (!) cajun
Un premier groupe de jeunes très valables et admirez : on danse encore !
Pendant l'entracte, le temps de faire l'interchangement, l'animateur vient dans la salle interroger les gens, notamment les étrangers, dont le couple d'allemands (en anglais) et Guy en français et il a tiré cette conclusion, vous voyez nous nous comprenons et nous en arrivons à faire une conversation. C'est dire l'importance de vouloir faire continuer la pratique du français.
Il est temps de filer chez Bubba Frey's sur les conseils de Freddy. Les Allemands nous précèdent et je les soupçonne de ne pas trop respecter les limitations et je les comprends bien.
Bubba nous a aussi été recommandé bien sûr par Teeboydan.
C'est là, qu'arrivant dans un endroit inconnu où je n'avais jamais mis les pieds et où je ne connaissais personne, j'entends : "Comment ça va bien, catin ?"(en vieux français, jeune fille)
Et là tout s'est enchaîné très vite : on était au coeur de l'histoire.
Nous retrouvons Coz, Claudia
la soeur de Coz, car Coz a tenu à ce que nous soyons à sa table !
une autre dame d'Eunice, ville jumelée avec la Roche en Ardennes (B) , nous parlait en français et déplorait que les échanges ne se fassent plus.
Les cajuns adorent s'amusent, jouer de la musique - cette impression qu'ils sont tous nés avec un instrument dans les mains - danser - faire la fête.
et transformer les chansons
vous connaissez peut-être Orange Blossom Special, dont ici une version bluegrass.
Merlin Fontenot (84) et Bubba dans un délire
Chez Bubba Frey's " La porte en arrière"
envoyé par MaDalton51
De retour à notre Acadie Inn, le chien dit de garde nous fit la fête
(sorry pour la photo esthétique !!!)
Après un samedi bien occupé où nous avons vraiment nagé dans le bonheur, le dimanche nous mit sur la route de Lafayette où un concert de bienfaisance était organisé pour notre (désormais) ami Coz.
Sur la route, un petit détour via Carencro, jumelée avec Leuze
Par des chemins de traverse, nous arrivons à notre lieu de rendez-vous, le Blue Moon Saloon
dont nous avions déjà entendu parler par un groupe cajun que nous avions vu à Bruges : The Lost Bayou Ramblers ! (pour écouter, c'est ici) Nous nous attendions à un endroit magique, mais assez grand. Et là, surprise, ce n'est en fait rien de plus que la cour en arrière d'une maison qui sert aussi de B&B... mais, rien n'empêche : ce lieu est magique...
Comme nous étions arrivés un peu tôt, malgré le tour dans Lafayette (prononcer en cajun : Laf'yette) (où nous nous sommes plantés royalement, et le dimanche tout est fermé !!!)
J'ai eu le temps de m'amuser de tous ces petits détails
La bière coulait à flots,
Maintenant place aux musiciens, car pour un concert de charité, il y avait du beau linge...
Pour commencer, les vieux de la vieille : D.L. Menard and friends
D.L Menard, déjà au Hall of Fame de la Musique Cajun à Eunice
ici avec Reggie Matte
vous pourrez l'entendre ici
et bien sûr l'incontournable Merlin Fontenot qui soutire des sons incroyables à son violon et qui est un vrai petit canaillou ...
Coz est venu faire la jam avec ce premier groupe et j'ai admiré que jeunes ou vieux, tout le monde dansait.
Le 2ème groupe se mit en place, Balfa Toujours,(qu'on avait déjà vu à Bruxelles il y a quelques années) sans Madame, mais avec Dirk Powell (site officiel inaccessible pour l'instant , mais discographie ici)
Dirk
à l'accordéon, au violon
à la guitare, à la basse.
Tous les musiciens ont interchangés, avec un bonheur égal, leurs instruments.
et je suis contente d'avoir piégé le photographe professionnel du cajun ! lol
Par contre, je ne connais pas le nom du chanteur, qui était absolument génial, ni de son jeune fils (au secours, Teeboydan)
Bien sûr, Coz est à nouveau venu les rejoindre
Et pour le 2ème intermède, nous avons pu déguster le jambalaya fait par Coz et sa soeur.
C'est alors que prit place le groupe de Wilson Savoy, le diablotin hyper doué fiston de Marc
les Pine Leaf boys
Pendant ce temps, le gentil garçon au premier plan, a - à tout prix - voulu me faire danser ! quelle cata (surtout pour lui !!! ps ce n'est pas moi sur la photo, lol)
Wilson
vous avez bien vu, il joue pieds nus
et debout - contrairement à son papa -
pour l'écouter, ce sera là
et bien sûr, tous ces musiciens interchangent aussi leurs instruments
et Coz s'y est associé à l'accordéon.
La soirée s'achève - il faut malheureusement une fin - ce concert ayant commencé à 2 h de l'après midi, se termine vers 22 h. Et pourriez-vous imaginer que ces musiciens se sont produits pour le plaisir et vraiment pour leur ami Coz...! l'entrée demandée étant des plus modestes en plus !
La plupart des musiciens chantent en français, mais sans le comprendre, il n'y a plus que les vieux cajuns qui comprennent et sont content de parler avec des français (des belges ou des suisses aussi) car ils ne comprennent pas ce que leur racontent leurs amis canadiens ! étonnant, n'est-il pas ?
Vint le temps des autographes sympas !
Après avoir vu et entendu tous ces "fais do do", nous aussi nous y sommes allés, faire dodo... et de retrouver notre chien de garde qui m'avait laissé un cadeau la veille : son jouet sur le seuil de la porte...
Nous allions laisser pour un bout de temps, nos cousins cajuns... avec regret, pour tout le plaisir qu'ils nous ont apporté. Si vous passez par là, avant, regarder encore ce site.
Au point de vue musique, nous avons zappé la Nouvelle-Orléans, pour cause de manque de temps : il nous aurait encore fallu une bonne semaine... Un grand dommage...

Notre voyage approchait de sa fin, le lendemain nous allons faire adieu à nos hôtes, mais cela fera l'objet d'un prochain et dernier post - avant la fin de l'année.
Pour entrer dans le milieu cajun, un film d'approche, qui vaut surtout pour la fin, où vous verrez Marc Savoy et les regrettés Balfa ! , SOUTHERN CONFORT et ici un extrait :
Parlez nous à boire et pas de mariage..

Je laisse le soin à Teeboydan - s'il passe par là - de faire toutes les rectifications nécessaires et je lui rappelle que maintenant qu'il est pensionné, une encyclopédie l'attend... (Kisses Dan)
Mise en page le 12 décembre 2008
Route "Roots of Music" - part 7 and the end is near ...
Le lundi matin, je suis toute façon malade (pour reprendre une chanson cajun : la limonade. dont texte ici pour suivre ..;
malade de quitter cette ambiance si chaleureuse (à tous points de vue).
Les adieux de nos hôtes de l'Acadie Inn
auxquels on voudrait dire "ce n'est qu'un au revoir !",et les remercier du don de leurs anciennes plaques de voiture qui vont agrandir la collection de souvenirs.
En plus du chien de garde plus qu'accueillant, deux chats adorables font partie de la famille. (cool, le chat noir et blanc sous le ventilateur plutôt que de se mettre à l'ombre dehors par 40°).
Nous avions rendez-vous à Baton Rouge avec Eric et Solimar.
Mais avant, il fallait poster notre petit paquet de souvenirs... et nous avons choisi de le faire à Lawtell pour la beauté du mot, et qui faisait encore partie de la paroisse de Saint Landry (Landry fut évêque de Paris au VIIème siècle et fondateur de l'Hôtel Dieu). Ce fut le bon choix, une postière accommodante qui était contente de nous parler en français et nous a annoncé que nous avions à payer 112 piastres et 20 sous pour l'envoi de notre colis, pendant que la file s'allongeait derrière nous ! En sortant, comme nous étions garé près d'une voiture de police, Guy m'a demandé de la photographier, et le policier est arrivé sur les entrefaits et a posé très volontiers. Cette fois, on garde un excellent souvenir de la police américaine.
Avant d'arriver à Baton Rouge, un des ponts qui enjambent les bayous... dont nous n'aurons pas vu grand chose, hélas.
D'un chat quitté le matin, un autre - appelé "Outside Cat" - pour nous accueillir, on aurait dit le sosie de mon Attik (morte il y a 4 ans)
Eric, que Guy connaît depuis plus de 20 ans, a donc épousé Solimar, une fille absolument époustouflante de dynamisme, bonne humeur et de joie de vivre. Nous avons passé quelques trop courtes heures ensemble, mais ce n'est que partie remise.
Grâce à eux, nous avons découvert un endroit magique à Baton Rouge, de ceux qu'on adore -Yvette Marie's restaurant (et ici aussi)dans un ancien bâtiment industriel, adossé à une petite cité de boutiques pour trouver des cadeaux originaux, conçus par des artisans américains et appelé Circa 1857. Au resto, un musicien a chanté en français pour nous...Guy discutant avec lui, apprend qu'il est venu chanter à Gand (Belgique)... Il avait un look d'enfer - barbe de Père Noël et look de baba très cool.
Chez Soli et Eric, il y a aussi "Interior Cat"
(* voici une des boutiques Nature's Treasures, dont je viens de retrouver la carte, le lendemain du post)
Et le moment de quitter la Louisiane arriva, direction plus à l'ouest, avant de remonter sur Atlanta pour reprendre l'avion 2 jours après. Passant au nord de la Nouvelle Orléans, - nous aurions dû programmer 4 semaines minimum pour visiter tout ce que nous avions envie de voir - nous traversons le sud du Mississippi pour loger à Mobile où nous testons une nouvelle chaîne de motels : Knights Inn.(rapport qualité/prix très correct)- repas pizza dans la chambre car il était tard.
L'homme avait une petite idée en tête en voulant aller à Mobile : aller voir USS Alabama, bateau mythique de la dernière guerre - celle de 1940 -
un musée extérieur visité sous une belle chaleur
étonné l'homme, et pour cause :
un B 52 et son nombre de missions à côté d'un DC 3
Pour les amateurs, quelques souvenirs
(non l'hélico n'est pas cassé en 2)
un sous-marin (dont j'ai occulté le trou à l'avant) et son hélice à terre
et à l'intérieur - ce jour-là - il y avait le Colonel Glenn Frazier qui témoignait encore pour les générations futures. (voir son livre)
Toujours l'USS Alabama
Quelques tanks, dont un de la guerre d'Irak (1990)
une dernière estimation de grandeur !
Pas le temps de visiter à l'intérieur - d'ailleurs visiter un "truc" en tôle par une température caniculaire - là, je dis "halte".
Et puis il était temps de reprendre la route, pour une dernière visite à un Outlet Factory
Bon on y a été plus doucement que prévu, vu l'engin ci-dessus.
Ce Tanger Outlet est une ville de shopping où tout est à prix réduit. Le genre de boutiques qui étranglent les petits commerçants à coup sûr. Bon, puisqu'on voulait jouer les bons touristes alpha beta, on l'a fait jusqu'au bout...
Et puis tant qu'à s'amuser puisqu'on était près de Pensecola - Florida -, Guy a voulu y retourner - ce qui n'était pas prévu et on était à 36 h du retour !
le golfe du Mexique
Mon Gps perso a fonctionné à merveille (il fallait viser le nord) et a même trouvé une boutique de trains sur le chemin où nous nous sommes arrêtés, bien sûr! Remontant désormais plein nord, nous avons rejoint l'highway 65 en Alabama.
Tout baignait sur cette route magique
quand soudain, autoroute barrée pour cause d'accident de camions (tiens, là aussi...) et nous étions déviés vers l'ouest dans un interminable embouteillage. N'écoutant que notre courage, hop demi-tour en suivant, très rapidement, deux autres voitures qui semblaient bien connaître une déviation intéressante, par des routes pittoresques de l'Alabama (à l'est de l'autoroute). Mais nos voitures pilotes se sont bien entendu arrêtés à destination nous laissant poursuivre sans plan précis, mais notre bon sens nous a bien fait reprendre l'autoroute à Greenville. En suite de quoi, nous avons décidé d'aller le plus loin possible pour passer la nuit, et notre choix s'est porté sur Auburn/opelika, ville estudiantine.
Le choix du motel ne s'est pas avéré judicieux, Travellodge (tant qu'à faire d'essayer toutes les chaînes) car il y avait dancing et live music all night long. Par contre, cela nous a permis d'aller dîner au Crackel barrel - resto familial avec boutiques de souvenirs typés old time mais non fabriqués aux States -...
Il est évident que la plupart des motels et/ou hôtels bien occupés ne sont jamais vraiment calmes et je suis à chaque fois surprise du manque d'éducation des gens qui parlent et chantent au milieu de la nuit comme si c'était en plein jour, pendant que - peut-être d'honnêtes travailleurs essaient de récupérer pour une dure journée de labeur... bon ce n'était pas notre cas, puisque le lendemain nous reprenions l'avion...
Nous devions décoller à 14 h, et le motel était à une centaine de kilomètres, ce qui nous laissait le temps d'aller fouiner à Opelika, car nos arrêts ne sont jamais innocents. Les prospectus glanés au fur et à mesure de notre périple nous donnent toujours de bonnes idées. Le Guide officiel des visiteurs m'annonce qu'Opelika a un patrimoine ferroviaire.
Un rapport aux trains - c'est souvent un fil conducteur très intéressant pour visiter les States en comprenant mieux cette partie de l'histoire. Dans la partie que nous avons visitée, il aurait pu aussi être intéressant de suivre le lien "Guerre Civile", mais il faut savoir cibler et ne pas vouloir tout faire en une fois.
Un croisement un peu spécial qui n'est pas une farce.
c'est donc tout ce qu'il reste d'une époque désormais révolue, les bâtiments de la gare étant occupés par de petites entreprises de stockage.
Mais une voie existe encore avec son look bien typé et une enseigne qui nous est chère...
une ville du sud, avec ses bâtiments commerciaux le long de la voie ferrée ou son town hall qui montre bien que la ville a connu des heures de gloire.
et pour finir, j'ai rêvé devant le "Visitor Center"
et depuis le tournant du nouveau siècle, cette localité jumelée avec Auburn, a pris un tournant économique décisif comme vous pourrez le lire dans Wikipédia.
Mais là, où le bât blesse pour moi, c'est qu'en revenant en Belgique, je me suis aperçue que DK, the nautical Knitter, celle qui était à l'origine de mon premier KAL, Secret of the Stole - dont j'ai fait le I et le III était basée à Auburn...(bon d'accord, je dois encore les mettre dans mes albums)
et "on the road again"
L'autoroute était très chargée, mais surtout, très en travaux - et là-bas, c'est pas sur quelques kilomètres (lol, même si c'est des miles), c'était pratiquement 100 kms !
Vu l'épaisseur de la chape de réhaussement, j'ai tendance à croire que -malgré la crise- les camions ont encore de beaux jours devant eux aux States (et ailleurs ???)
Un dernier stop et une photo (vite vite...)
Malgré les travaux, nous sommes arrivés à temps pour savourer encore un peu de musique à l'aéroport en sirotant un verre de Chablis, en compagnie d'une gentille américano hispano qui partait rejoindre son "fiancé" au Qatar !
Derniers avatars à l'aéroport (gigantesque) d'Atlanta, Guy s'est essayé à l'informatique pour valider nos billets, sans succès, mais surtout, belle surcharge sur nos deux valises, donc deux fois 80 $ ! à payer immédiatement, bien sûr... On s'était juste un peu trompé sur le chiffre à ne pas dépasser ! Mais tout est bien qui finit bien, on est rentré avec nos lourdes valises et le plein de souvenirs...
Et voilà c'est ainsi que s'est achevé ce voyage qui nous aura tenu en rêve toute une année et j'espère avoir pu vous faire partager ce rêve.
Parmi les petits plaisirs que j'ai ramenés :
J'ai craqué, évidemment, mais je vous rassure je cuisine encore (un peu)...

Mise en page le 30 décembre 2008















































































































































































































































































































