31 décembre 2008
Route "Roots of Music" - part 3 !
Tellement de choses à raconter, et j'en oublie - parfois volontairement...
mais là... oublier le petit cadeau de Peggy... ça se fait pas ...
As you can see on her blog
this beautiful socks are now on my feet
et je lui avais tricoté un petit clin d'oeil européen
and I 've knitting for her a special european sort of joke...
Le 22 mai 2008, nous quittons à regret Nashville - une ville où la musique est présente à chaque coin de rue...Nous partons direction EST et nous faisons un break à Knoxville, après avoir visité notre premier Outlet à Crossville, évité de justesse un gros bouchon à Knoxville - l'autoroute était carrément coupé pour cause de travaux. Cela nous a permis de prendre une parallèle sympa à partir de Kingston et d'arriver par la face huppée de Knoxville - le long de la French Broad... (celle qui passe aussi à Ashville) pour aller se perdre dans un petit hôtel où le gérant nous accueillit fraîchement parce qu'on demandait une réduc' (normal pour les seniors, lol) et qu'il s'est lancé dans un tas d'explications pour nous faire comprendre qu'avec les taxes, etc... et qu'il nous donnait sa chambre la plus fraîchement refaite. yeap ! très calme, mais avec encore du plâtre sur le tapis... la chambre la plus dégu... de tout le séjour... Pauvre Amérique... Rien ne nous obligeait à accepter, mais il était tard, très tard, et les autres hôtels étaient plutôt derrière nous que devant... Mais c'est ainsi qu'on découvre tous les rouages de cette Amérique qui en fait rêver encore plus d'un...
Le lendemain, nouvel hôtel de la même chaîne, mais située idéalement, fraîchement refait aussi, mais tellement nickel, et en plus moins cher...
Vue de la route en contrebas
Ces motels récemment rénovés sont pour la plupart tenus (et très bien) par des Indiens - d'Inde...
Le deuxième but de notre voyage était un festival de musique bluegrass qui se tenait là.
Mais pourquoi le choix de ce festival au milieu de nulle part en Virginie (près de la frontière avec le Tennessee) ?
Remember : Oh Brother, where art Thou ?
un film avec le beau Georges Cloney ...
Ralph Stanley est l'un des compositeurs des chansons du film et ilorganise ce festival depuis 37 ans ! et a désormais un titre honorifique et une rue à son nom pour se rendre au festival, pas moyen de se tromper.
Gilian Wesh et son mari David Rawlings - (qui, elle aussi, chantait dans O'Brother) étaient présents le lendemain. David joue de cette étrange guitare appelée Epiphone dans il tire d'extraordinaires sonorités...
Donc un festival à ne pas manquer pour les inconditionnels du bluegrass... et nous sommes toujours sous le charme.
L'invitée principale : la musique. pas de baffles pour se démolir les oreilles, alcool interdit sur le site ... Tout le monde est ouvert à tout le monde... les musiciens sont abordables et ne se prennent pas la tête, alors que la qualité musicale a été largement supérieure à ce que j'ai pu voir et entendre à certains concerts avec des vedettes dites renommées.
Bref je ne taris pas d'éloge et je vous confie à faire un petit bout de chemin avec moi
En route pour Hill of home Bluegrass festival, le 38ème du nom
au passage :
J'adore cette expression, mais non, ce n'est pas une autoroute à adopter... juste vous pouvez aider à aménager ou réaménager une partie de la chaussée...
Mais comment sont-ils arrivés jusque là, avec tous ces tournants et dévers ? 
Ambiance cool, où tout le monde amène son strapontin. Comment on fait quand on arrive via les airs - pas grave, tout le monde partage... enfin, vu nos têtes d'estrangers, on n'a eu aucun problème...
Pour trouver un siège bien placé...
En bonne groupie, j'ai mon autographe et un petit bout de conversation avec Ralph Stanley,
avec Gillian Welsch - adorable qui me dit avoir des racines belges (l'un des amis de mon fils porte ce nom) et David Rawlings
Quelques images de ce festival ...
Sur le parking :
Quelques personnalités locales ou non :
Toute ressemblance avec une personne connue n'est que le pur fruit du hasard (non mais, c'est qu'elle commandait en plus le flic, pardon, le policier, qui prenait la photo , regardez le doigt : t'appuies là, une fois !)
Et les artistes :
pour le vendredi 23 mai :
le comique (pas trop désopilant, mais super énergique, Lewis
) de
la Lewis Family 
Larry Sparks & the Lonesome Ramblers 
La génération montante, pleine de talent(s):
et Ralph Stanley & the Clinch Mountain Boys 
et un pasteur qui passait par là : (celui de la plaque de voiture plus haut) 
Le samedi 24 mai :
Jeffrey Kennedy & Big Caney Bluegrass 
Paul Williams & Victory Trio 
Melvin Goins & Windy Moutain
détail 
puis vinrent Gillian Welch & David Rawlings 
et Ralph Stanley
Ralph Stanley and the Clinch mountain boys
envoyé par MaDalton51
(merci à Rachel pour son aide précieuse)
Sur la route :
A Bristol, pour notre petit déjeuner, nous avons choisir d'aller à côté de Dalton, chez Mother's resto, normal, non... et on a été dans le jus... la malbouffe sympa...
sur le parking pour les amateurs : 
Le centre historique de Bristol et de la musique country et ce qui en découle
En route pour le festival, j'avais repéré ce vendeur de rocking chairs, on place mal un rocking chair dans ses bagages en avion, dommage, car là j'avais le choix
et aussi :
petite propriété
et voiture insolite 
Nous quittons avec regret (beaucoup) ces racines en nous dirigeant plus au sud du Tennesse,
lorsque nous nous faisons doubler par ceci
, pour en avoir le coeur net, on se laisse doubler, pour constater cela 
Au loin, ce n'est pas la ligne bleue des Vosges qui se profile, mais les Smokey Mountains 
Nous décidons une petite halte bienvenue 
(clik sur la photo, ça doit marcher) ;
de vieilles affiches ou disques d'or ornent traditionnellement les murs
et une petite salade de plus...
avant d'arriver à Chattanooga...
Chattanooga choo choo train qui rythmait souvent nos nuits de fête s'ouvrait à nous devant nos yeux ébahis, car nous ne nous attendions même pas à ça
la gare transformée en resto de luxe,
les rails des quais d'embarquement transformés en jardin, les wagons transformés en chambre d'hôtel...
Un petit tour dans la ville, au bord de la Tennessee river, grâce à ce bus gratuit. Autour d'un aquarium géant, un bassin serpente pour le plus grand bonheur des enfants qui peuvent s'y ébattre. Il faut déjà très chaud fin mai . Et nous sommes revenus nous offrir un magnifique gueuleton dans le 2ème resto de l'ex-gare.
Resto avec "live music", où les serveurs quittent leur tabliers pour pousser la chansonnette.
Et le premier
que j'ai pu entendre chantait "Love me tender" d'Elvis... un signe avant-coureur,
puisque l'étape suivante nous conduit à la ville natale de cet Elvis qui m'a tellement fait frémir quand j'étais plus jeune (quoique encore maintenant je n'y suis pas insensible...)

Et oui, un voyage, ça se prépare, et ça se déguste à petite dose... de mon point de vue.
Le prochain post sera basé sur le tricot, car je suis à fond ce conseil d'Elvis... !!!

Mise en page le 10 août 2008
Route "Roots of Music" - part 5 !
Faire un post sur les vacances, le jour de la rentrée, basé sur le même voyage, cela ne va pas être coton.... ou cotton... ou encore ici et là.
Il existe tellement de variétés de coton, de quoi faire un "Vagues" pull
ici, on trouve :
Coton Fifty (mauve) de Bergère de France, qui comme son nom l'indique ne comporte que 50 % de coton,
Trévi (n'existe plus)de Bouton d'Or, 24 % de coton, et 57 % de viscose qui comme son nom l'indique (bis repetita) est un tantinet visqueux et a tendance à s'enfuir à la moindre contrariété.
Licorne (n'existe plus) de Phildar (bleu marine) 100 % coton "gaze mercerisé"
Et, de mon stock, un coton très fin reçu il y a bien une bonne quinzaine d'années, probablement du Fil d'Ecosse.
Pour le chamaré, un cadeau d'Angsoka...
Côté cotonnade, achats en 2 voyages, et plusieurs Wallmarkt (j'ai un peu honte...) les rideaux de Ma's Place sont enfin en place. Un patchwork en 5 parties...
Retournons sur la route :
Nous quittons Memphis par la voie royale la Us 61, qui longe le Mississippi, de pas trop près, une terre d'alluvions et je me demande encore pourquoi, on plante de jolies haies le long de cette route, si le Mississippi se fâche et sort de son lit sur 50 kms...
Mais la recherche esthétique est certaine
Puisqu'on nous a certifié que le blues était né à Clarksdale, nous décidons d'y faire un arrêt, et le hasard nous conduit là...
l'ancienne gare et son lot de wagons super rouillés (même pas pris de photos) reconvertie en resto et à côté le club de blues... "the depot" (gare) où l'ambiance est bon enfant et où le tout Clarksdale vient manger (y compris les "cops").
Par contre, si nous y sommes arrivés sans difficultés, il n'en a pas été de même pour en ressortir, pas de panneaux indicateurs et nous avons tourné en rond, l'un étant persuadé d'aller vers le sud et l'autre vers l'est... alors que nous allions vers le nord...
Une gentille dame de couleur nous a remis sur la bonne route.
Guy voulant se rapprocher du Mississippi me fit prendre une route plus proche et là, horreur, un avion face à nous - comme dans la Mort aux trousses d'Hitchcock... Ouf, il atterrit (très) rapidement dans le champ bordant la route pour faire le plein d'un liquide que je refuse de nommer pour aller pulvériser les champs...
Nous avons traversé avec un plaisir non dissimulé Port Gibson (sans nous arrêter, erreur...) une route ombragée avec de vieux arbres qui avaient des bandes "Police" et des affiches pour les protéger ...et une pétition en ligne ;de magnifiques maisons de planteurs...qu'on appelle antebellum.. un régal, là on approchait du sud profond...
Notre destination du soir, sur les conseils (encore) du Guide du Routard (merci Yannick de nous l'avoir offert), Natchez...
J'avais retenu cette destination pour 3 raisons : la consonnance du mot hispanisant, son passé avec les indiens (le départ de la Natchez route) et un certain Mark Twain et ses aventures d'Huckleberry Finn ou de Tom Sawyer
et j'aurais bien aimé passer une nuit dans ce lieu de perdition Under the Hill, mais nous avons opté sagement pour une nuit au dessus de la ville...
Nous sommes arrivés juste à temps pour un magnifique (ne le sont-ils pas tous) coucher de soleil sur le Mississippi...
avant d'aller faire un tour du côté de l'ancienne gare
côté face, reconvertie en restaurant (cela devient une habitude)...
côté pile, ses vieux wagons servent de pièces complémentaires à la gare...
Encore un plan du routard et un lieu de perdition pour les petits cadeaux typés
... the cock of the walk.. (encore une chaîne...)et une entrée inattendue bonne mais bourrative...
Il a fallu nous décramponner, on était si bien là... Si si les assiettes sont comme au bon vieux temps du far-west...
Le soir, à Under the Hill, ce ne sont plus les vieux saloons qui comptent mais plutôt ce rutilant Casino 
Avant de quitter ce hâvre, un petit tour
dans la ville extrêmement quadrillée,
en passant devant l'incontournable Dunleith plantation
J'en suis encore sous le charme...
Avant de quitter le Mississippi et de traverser le fleuve du même nom,
direction Under the Hill
un petit tour au Visitor Center,
Yeah, on pratique le tri sélectif
mais on n'a pas tout compris ou pas voulu comprendre
De l'autre côté du fleuve, Vidalia, en Louisiana
et nous arrivons la Frogmore Plantation
dans un cagnard qui nous fait apprécier l'air conditionné de la voiture.
A l'extérieur, une hirondelle
Après un film fort intéressant, nous visitons les maisons des esclaves (d'un siècle passé)
La maison du contre-maître
le passage au centre permettait de surveiller les ouvriers dans les champs, et de prendre le frais par les chaudes soirées d'été
Les commodités
rentabilisées
la machinerie
et le coton
du début à la fin
un fin fil d'Ecosse pour le SOSTIII
Nous quittons la plantation en début d'après-midi, l'esprit rempli mais le ventre vide et nous décidons de trouver un endroit bucolique.
En direction d'Alexandria, une route à gauche et un endroit ombragé nous attend.
A peine le temps de déchiffrer le panneau, que le propriétaire texan nous tombe sur le dos. Un peu comme dans Dallas ! un beau et jeune (et riche) propriétaire pétrolier qui pensait que nous allions siffler sa production, alors que nous pensions surtout à siffler une bière (hum, it's against the law !!!) Nous étions sur une propriété privée d'une extraction pétrolière !!!
Au vu de de notre plaque, il a d'abord pensé que nous étions aussi texans, mais en entendant notre accent, il a bien compris... et il nous a proposé de nous accompagner chez une amie artiste qui fabriquait des objets "proudly made in the USA". Nous n'avons pu que décliner son offre - car comme d'hab, nous étions plutôt à la bourre (en retard). Nous avions rendez-vous le soir même avec un autre style de musique : le cajun (prononcer cadjun).

et ceci sera bien sûr l'objet d'un autre post... histoire de déguster à fond les vacances.
Mise en page le 2 septembre 2008.
Route "Roots of Music" - part 7 and the end is near ...
Le lundi matin, je suis toute façon malade (pour reprendre une chanson cajun : la limonade. dont texte ici pour suivre ..;
malade de quitter cette ambiance si chaleureuse (à tous points de vue).
Les adieux de nos hôtes de l'Acadie Inn
auxquels on voudrait dire "ce n'est qu'un au revoir !",et les remercier du don de leurs anciennes plaques de voiture qui vont agrandir la collection de souvenirs.
En plus du chien de garde plus qu'accueillant, deux chats adorables font partie de la famille. (cool, le chat noir et blanc sous le ventilateur plutôt que de se mettre à l'ombre dehors par 40°).
Nous avions rendez-vous à Baton Rouge avec Eric et Solimar.
Mais avant, il fallait poster notre petit paquet de souvenirs... et nous avons choisi de le faire à Lawtell pour la beauté du mot, et qui faisait encore partie de la paroisse de Saint Landry (Landry fut évêque de Paris au VIIème siècle et fondateur de l'Hôtel Dieu). Ce fut le bon choix, une postière accommodante qui était contente de nous parler en français et nous a annoncé que nous avions à payer 112 piastres et 20 sous pour l'envoi de notre colis, pendant que la file s'allongeait derrière nous ! En sortant, comme nous étions garé près d'une voiture de police, Guy m'a demandé de la photographier, et le policier est arrivé sur les entrefaits et a posé très volontiers. Cette fois, on garde un excellent souvenir de la police américaine.
Avant d'arriver à Baton Rouge, un des ponts qui enjambent les bayous... dont nous n'aurons pas vu grand chose, hélas.
D'un chat quitté le matin, un autre - appelé "Outside Cat" - pour nous accueillir, on aurait dit le sosie de mon Attik (morte il y a 4 ans)
Eric, que Guy connaît depuis plus de 20 ans, a donc épousé Solimar, une fille absolument époustouflante de dynamisme, bonne humeur et de joie de vivre. Nous avons passé quelques trop courtes heures ensemble, mais ce n'est que partie remise.
Grâce à eux, nous avons découvert un endroit magique à Baton Rouge, de ceux qu'on adore -Yvette Marie's restaurant (et ici aussi)dans un ancien bâtiment industriel, adossé à une petite cité de boutiques pour trouver des cadeaux originaux, conçus par des artisans américains et appelé Circa 1857. Au resto, un musicien a chanté en français pour nous...Guy discutant avec lui, apprend qu'il est venu chanter à Gand (Belgique)... Il avait un look d'enfer - barbe de Père Noël et look de baba très cool.
Chez Soli et Eric, il y a aussi "Interior Cat"
(* voici une des boutiques Nature's Treasures, dont je viens de retrouver la carte, le lendemain du post)
Et le moment de quitter la Louisiane arriva, direction plus à l'ouest, avant de remonter sur Atlanta pour reprendre l'avion 2 jours après. Passant au nord de la Nouvelle Orléans, - nous aurions dû programmer 4 semaines minimum pour visiter tout ce que nous avions envie de voir - nous traversons le sud du Mississippi pour loger à Mobile où nous testons une nouvelle chaîne de motels : Knights Inn.(rapport qualité/prix très correct)- repas pizza dans la chambre car il était tard.
L'homme avait une petite idée en tête en voulant aller à Mobile : aller voir USS Alabama, bateau mythique de la dernière guerre - celle de 1940 -
un musée extérieur visité sous une belle chaleur
étonné l'homme, et pour cause :
un B 52 et son nombre de missions à côté d'un DC 3
Pour les amateurs, quelques souvenirs
(non l'hélico n'est pas cassé en 2)
un sous-marin (dont j'ai occulté le trou à l'avant) et son hélice à terre
et à l'intérieur - ce jour-là - il y avait le Colonel Glenn Frazier qui témoignait encore pour les générations futures. (voir son livre)
Toujours l'USS Alabama
Quelques tanks, dont un de la guerre d'Irak (1990)
une dernière estimation de grandeur !
Pas le temps de visiter à l'intérieur - d'ailleurs visiter un "truc" en tôle par une température caniculaire - là, je dis "halte".
Et puis il était temps de reprendre la route, pour une dernière visite à un Outlet Factory
Bon on y a été plus doucement que prévu, vu l'engin ci-dessus.
Ce Tanger Outlet est une ville de shopping où tout est à prix réduit. Le genre de boutiques qui étranglent les petits commerçants à coup sûr. Bon, puisqu'on voulait jouer les bons touristes alpha beta, on l'a fait jusqu'au bout...
Et puis tant qu'à s'amuser puisqu'on était près de Pensecola - Florida -, Guy a voulu y retourner - ce qui n'était pas prévu et on était à 36 h du retour !
le golfe du Mexique
Mon Gps perso a fonctionné à merveille (il fallait viser le nord) et a même trouvé une boutique de trains sur le chemin où nous nous sommes arrêtés, bien sûr! Remontant désormais plein nord, nous avons rejoint l'highway 65 en Alabama.
Tout baignait sur cette route magique
quand soudain, autoroute barrée pour cause d'accident de camions (tiens, là aussi...) et nous étions déviés vers l'ouest dans un interminable embouteillage. N'écoutant que notre courage, hop demi-tour en suivant, très rapidement, deux autres voitures qui semblaient bien connaître une déviation intéressante, par des routes pittoresques de l'Alabama (à l'est de l'autoroute). Mais nos voitures pilotes se sont bien entendu arrêtés à destination nous laissant poursuivre sans plan précis, mais notre bon sens nous a bien fait reprendre l'autoroute à Greenville. En suite de quoi, nous avons décidé d'aller le plus loin possible pour passer la nuit, et notre choix s'est porté sur Auburn/opelika, ville estudiantine.
Le choix du motel ne s'est pas avéré judicieux, Travellodge (tant qu'à faire d'essayer toutes les chaînes) car il y avait dancing et live music all night long. Par contre, cela nous a permis d'aller dîner au Crackel barrel - resto familial avec boutiques de souvenirs typés old time mais non fabriqués aux States -...
Il est évident que la plupart des motels et/ou hôtels bien occupés ne sont jamais vraiment calmes et je suis à chaque fois surprise du manque d'éducation des gens qui parlent et chantent au milieu de la nuit comme si c'était en plein jour, pendant que - peut-être d'honnêtes travailleurs essaient de récupérer pour une dure journée de labeur... bon ce n'était pas notre cas, puisque le lendemain nous reprenions l'avion...
Nous devions décoller à 14 h, et le motel était à une centaine de kilomètres, ce qui nous laissait le temps d'aller fouiner à Opelika, car nos arrêts ne sont jamais innocents. Les prospectus glanés au fur et à mesure de notre périple nous donnent toujours de bonnes idées. Le Guide officiel des visiteurs m'annonce qu'Opelika a un patrimoine ferroviaire.
Un rapport aux trains - c'est souvent un fil conducteur très intéressant pour visiter les States en comprenant mieux cette partie de l'histoire. Dans la partie que nous avons visitée, il aurait pu aussi être intéressant de suivre le lien "Guerre Civile", mais il faut savoir cibler et ne pas vouloir tout faire en une fois.
Un croisement un peu spécial qui n'est pas une farce.
c'est donc tout ce qu'il reste d'une époque désormais révolue, les bâtiments de la gare étant occupés par de petites entreprises de stockage.
Mais une voie existe encore avec son look bien typé et une enseigne qui nous est chère...
une ville du sud, avec ses bâtiments commerciaux le long de la voie ferrée ou son town hall qui montre bien que la ville a connu des heures de gloire.
et pour finir, j'ai rêvé devant le "Visitor Center"
et depuis le tournant du nouveau siècle, cette localité jumelée avec Auburn, a pris un tournant économique décisif comme vous pourrez le lire dans Wikipédia.
Mais là, où le bât blesse pour moi, c'est qu'en revenant en Belgique, je me suis aperçue que DK, the nautical Knitter, celle qui était à l'origine de mon premier KAL, Secret of the Stole - dont j'ai fait le I et le III était basée à Auburn...(bon d'accord, je dois encore les mettre dans mes albums)
et "on the road again"
L'autoroute était très chargée, mais surtout, très en travaux - et là-bas, c'est pas sur quelques kilomètres (lol, même si c'est des miles), c'était pratiquement 100 kms !
Vu l'épaisseur de la chape de réhaussement, j'ai tendance à croire que -malgré la crise- les camions ont encore de beaux jours devant eux aux States (et ailleurs ???)
Un dernier stop et une photo (vite vite...)
Malgré les travaux, nous sommes arrivés à temps pour savourer encore un peu de musique à l'aéroport en sirotant un verre de Chablis, en compagnie d'une gentille américano hispano qui partait rejoindre son "fiancé" au Qatar !
Derniers avatars à l'aéroport (gigantesque) d'Atlanta, Guy s'est essayé à l'informatique pour valider nos billets, sans succès, mais surtout, belle surcharge sur nos deux valises, donc deux fois 80 $ ! à payer immédiatement, bien sûr... On s'était juste un peu trompé sur le chiffre à ne pas dépasser ! Mais tout est bien qui finit bien, on est rentré avec nos lourdes valises et le plein de souvenirs...
Et voilà c'est ainsi que s'est achevé ce voyage qui nous aura tenu en rêve toute une année et j'espère avoir pu vous faire partager ce rêve.
Parmi les petits plaisirs que j'ai ramenés :
J'ai craqué, évidemment, mais je vous rassure je cuisine encore (un peu)...

Mise en page le 30 décembre 2008






































































































































